HADOUK DUO «Le Concile des Oiseaux»

HADOUK DUO
«Le Concile des Oiseaux»
DIDIER MALHERBE – flûtes Bawu, doudouk, khaen, ocarinas
LOY EHRLICH – hajouj, awicha, gumbass, kora, ribab, laouto
HADOUK « Le concile des oiseaux » + le Bal des Oiseaux-1996 (extraits texte Michel Clavel – Jazz Rhône Alpes)
Le Concile des oiseaux, ou comment une compagnie bigarrée d’oiselles et d’oiseaux s’étant réunie pour donner concert se fit concile…
Il y a des disques comme ça dont on se souvient encore où et quand nous les avions découverts. C’est le cas de Hadouk, du duo éponyme formé par Didier Malherbe et Loy Ehlrich qui nous avait marqué en 1996. Une amitié entre deux troubadours née à l’été 70 dans une bergerie de Haute-Provence, dans la communauté du mythique groupe Gong fondé notamment par Didier. Duo qui s’est adjoint pour certains titres les percussions du grand Steve Shehan avant de devenir trio puis quartet et inscrire une dizaine d’albums à ce jour. Hadouk incarne une poésie sonore curieuse, leurs instruments respectifs étant à eux seul un florilège enchanteur.
Pour le souffleur Didier ce sont les flûtes Bawu, doudouk, khaen et autres ocarinas. Pour Loy aux cordes (mais aussi aux percussions et piano), la collection aligne hajouj, awicha, gumbass, kora, ribab, laouto… et le délicieux cellito d’amore.. Autant d’instruments, de sons et de rythmes toujours inspirés par ceux de la nature et du vivant, dans une symphonie conjuguant l’Orient, l’Afrique et l’Occident, frottant leurs mélodies traditionnelles à l’impro jazzistique.
Des mélopées ancestrales aux transes gwanas (une culture que Loy a développée au Maroc), des effluves arméniennes au blues malien, Hadouk reste un livre ouvert, un conte qui s’écoute en plongeant nos oreilles attentives et réceptives dans l’imaginaire sans limites de ces deux magiciens hors du Temps.
Kora alliée au souffle de Didier …Facétieux lutin, sa flûte guillerette mène la Dew Dance, puis surgit le Hasard à bretelles, « ce hasard éternel farceur qui se doit de surprendre. Il porte des bretelles pour se balancer, selon le principe quantique de l’incertitude » comme l’explique joliment Didier dans le livret intérieur »….
