L’itinéraire d’une mascotte …

En 2019, le clin d’oeil à l’actualité lyonnaise (expo décors et accessoires des film de JP Jeunet au musée de la miniature dont le fameux nain de jardin d’Amélie Poulain) a remporté auprès des publics, bénévoles et musiciens un succès inescompté. La demande a été forte pour le réemploi du dit-personnage dans la communication des éditions ultérieures.

Ce personnage étant l’œuvre de Rien Pootvliet, le festival s’est doté d’une mascotte originale crée de toutes pièces une vraie mascotte identifiable et emblématique du festival qui soit un peu plus « fashion », avec sa vareuse façon Jean Paul Gauthier et ses converses rouges.

Cette mascotte nous a accompagné telle quelle sur 3 éditions, la première étant le courageux report du covid de juin à septembre en 2020 (à noter que Jazz à Cours fut le seul festival maintenu à Lyon cette année là …). Le rajeunissement souhaité et assumé de l’équipe technique du festival comme de son auditoire a pointé du doigt le ressenti « discriminatoire » et péjoratif du nain par le jeune public, le second degré de la notion de « nain de jardin » leur étant étrangère : le vieux barbu à l’air sévère faisait peur à nos petites têtes blondes …

Un rajeunissement s’imposait et notre nain de jardin se fit « gnome » de jardin », rajeuni, rouquin rubicond, imberbe, très souriant, un peu façon « leprechaun » irlandais.jovial, chemise à fleurs en 2023, à mouchetis d’instruments en 2024, ouverte sur un T-shirt rouge, des Stan Smith au pied surmontées d’un jean. Ressenti meilleur, mais toujours négatif du personnage à l’air jugé trop sérieux et caricatural .

Alors 2025 – changement radical : on accentue le côté magique du personnage féérique, on le rajeunit pour en faire un garçonnet, un lutin, une petite créature fluette aux grands yeux verts type mangas, au petit nez retroussé, au menton et aux oreilles pointues, vareuse colorée aux tons pastels et acidulés, col pointu à grelots des ménestrels ou du joker, un pavillon de cornet de taille bien inférieure en guise de chapeau conclu par un soleil propitiatoire, avec toujours le jean et les baskets.

Evolution 2026 : la face du lutin s’arrondit avec fossettes et bouche plus largement souriante, les grands yeux verts encore plus rieurs et ouverts avec émerveillement sur le monde du Jazz..

Les verrous négatifs s’étaient envolés l’an dernier, en 2026 toutes générations confondues devraient plébisciter le nouveau petit Louis, mascotte identitaire de notre festival souriant et estival, de jazz intergénérationnel et novateur.